Définition

(source : http://www.le-pongiste.com)

LE DOPAGE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Le dopage est l’utilisation de substances ou de méthodes interdites destinées à augmenter les capacités physiques ou mentales d’un sportif. C’est aussi masquer l’emploi de ces substances ou de ces méthodes lors de la préparation ou de la participation à une compétition sportive. Cette pratique est contraire à l’éthique sportive et peut porter préjudice à l’intégrité physique et psychique de l’athlète.

Il est question de conduites dopantes lorsqu’une personne consomme une substance chimique ou un médicament pour affronter un obstacle, réel ou ressenti, ou pour améliorer ses performances, qu’elles soient physiques, intellectuelles, artistiques… Il n’existe pas une, mais une multitude de conduites dopantes : rien de comparable en effet entre l’étudiant qui consomme des compléments de vitamines juste en période d’examen et celui qui consomme régulièrement ou à forte dose des anabolisants pour développer sa musculation ou améliorer ses performances physiques ou encore, des glucocorticoïdes pour repousser les limites de la fatigue.

Lorsqu’un individu préparant ou participant à une compétition sportive utilise un produit appartenant à la liste des substances ou procédés interdits définis par la loi, on parle alors de dopage sportif.

LE DOPAGE N’EST PAS UNE SIMPLE TRICHERIE

De nombreux facteurs interviennent dans les motivations des individus et prédisposent à une conduite dopante :

 - le sexe : les filles consomment plus fréquemment des produits (vitamines, médicaments…) pour améliorer leurs performances intellectuelles et scolaires, alors que les garçons consomment, deux fois plus que les filles, des produits leur permettant d’améliorer leurs performances physiques et sportives

- l’âge : le nombre d’utilisateurs de substances dopantes augmente au cours de l’adolescence

- le milieu familial : le comportement de l’entourage vis-à-vis des substances psychoactives constitue un facteur de risque ou de protection

- l’obligation de résultats : la pression d’obtenir de bons résultats sportifs augmente l’anxiété de performance et accroît le risque d’avoir recours au dopage

- l’isolement social : l’éloignement du domicile, les difficultés liées aux études et les longues heures consacrées à l’entraînement isolent davantage l’athlète

- le système de carrière : le fonctionnement des milieux sportifs, la compétition pour les premières places et la recherche de la célébrité conditionnent le comportement du sportif

- les amis, les collègues de travail : le besoin de s’intégrer et d’être accepté ajoutent de la pression

- le culte du corps et de la performance : le statut que confèrent la beauté et la performance physique et intellectuelle fait appel à un adjuvant facile à trouver et difficile à refuser

Bien que le corps sportif est conscient de l’usage de certains produits dopants dépasse le cadre du sport d’élite, il est particulièrement difficile d’émettre des chiffres précis.

Sur le plan mondial, il est difficile aujourd’hui de déterminer avec exactitude l’ampleur du phénomène d’abus des substances dopantes et de leur utilisation illicite dans le monde du sport. Néanmoins, les experts s’entendent pour dire que de nombreux athlètes ont recours à de nouvelles substances et méthodes de dopage pour améliorer leurs performances.

Ainsi, en 2005, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a effectué environ 3 250 contrôles de sang et d’urine chez des sportifs de 119 nationalités, dans 70 pays. Le nombre des résultats d’analyse anormaux a augmenté substantiellement grâce aux contrôles inopinés hors compétition des athlètes d’élite.

Une liste des substances et des méthodes interdites selon le code mondial antidopage est élaborée et mise régulièrement à jour par l’Agence mondiale antidopage. Le lecteur pourra s’y référer à l’annexe 5.

SUBSTANCES DOPANTES

Les substances dopantes sont achetées : 

- dans le circuit pharmaceutique légal (médicaments prescrits et détournés de leur usage)

- via Internet

- sur le marché clandestin, fournies le plus souvent par l’entourage des usagers (produits de laboratoires clandestins ou importations frauduleuses) ; leur nature exacte est invérifiable et leur qualité sujette à caution

EFFETS ET DANGERS DES SUBSTANCES DOPANTES

Les avantages liés à l’utilisation à des fins non thérapeutiques des substances dopantes sont relativement minimes par rapport aux risques nombreux et parfois irréversibles résultant de leur abus.

L’arsenal du dopage est vaste et diversifié. Les principales substances et méthodes dopantes sont :

  1. les androgènes et les stéroïdes anabolisants
  2. la THG
  3. les stimulants
  4. les agonistes bêta-2
  5. l’EPO
  6. l’hormone de croissance
  7. les glucocorticoïdes
  8. les narcotiques
  9. les diurétiques
  10. l’autotransfusion

1. Les androgènes et les stéroïdes anabolisants

Les androgènes sont les hormones mâles responsables de la fonction des spermatozoïdes et de l’apparition et du développement des caractères sexuels masculins. Ils comprennent principalement la testostérone et son produit de transformation plus actif, la dihydrotestostérone.

Les stéroïdes anabolisants sont des analogues synthétiques de la testostérone modifiés chimiquement afin de diminuer les effets androgènes (propres aux caractères sexuels masculins), augmenter les effets anaboliques (permettent la synthèse de substances favorisant notamment l’augmentation de la masse musculaire) et réduire l’incidence d’effets indésirables.

Certains auteurs emploient une terminologie commune pour désigner les androgènes et les stéroïdes anabolisants : ils les appellent simplement stéroïdes, car ils ont la même structure chimique de base.

Les produits les plus utilisés au Canada sont la nandrolone (Deca-Durabolin® ou Durabolin®), le danazol (Cyclomen®), la fluoxymestérone (Halotestin®), l’oxandrolone (Oxandrin®), l’oxymétholone (Anapolon 50®) et le stanozolol (Winstrol®).

Les stéroïdes ont plusieurs applications thérapeutiques licites : hypogonadisme mâle (déficiences fonctionnelles des testicules à la puberté ou ultérieurement au cours de la vie), retard de croissance, ostéoporose, réparations tissulaires, anémies, cancer du sein. Ils sont aussi utilisés illégalement par les sportifs comme substances dopantes. Leur administration se fait par voie orale ou intramusculaire.

Les produits anabolisants, notamment les androgènes et les stéroïdes anabolisants, peuvent entraîner de nombreux effets indésirables :

  • effets propres aux adolescents : arrêt de croissance
  • effets propres à la femme : hirsutisme (développement excessif des poils, notamment sur le visage), masculinisation de la voix et du corps, alopécie (perte des cheveux), atrophie des seins et de l’utérus, hypertrophie du clitoris, irrégularités menstruelles, aménorrhée (absence de menstruations) et oligoménorrhée (faibles menstruations)
  • effets propres à l’homme : gynécomastie (développement des seins), atrophie des testicules, diminution de la libido, baisse de la fertilité, impuissance
  • effets communs à l’homme et à la femme :
    • acné sévère
    • troubles musculosquelettiques : ruptures des tendons, déchirements musculaires
    • troubles hépatiques : développement de kystes sanguins dans le foie, jaunisse, cancer du foie
    • troubles cardiovasculaires : augmentation des risques d’artériosclérose, de troubles thrombo-emboliques, d’infarctus du myocarde, d’accidents cérébrovasculaires, d’oedème et d’hypertension
    • troubles nerveux : anxiété, irritabilité agressivité, perte de la perception de certaines réalités et valeurs, insomnie, cauchemars, dépression, pensées suicidaires, confusion mentale, hallucinations, idées de grandeur, trouble paranoïde, schizophrénie et autres psychoses
    • dépendance physique et psychologique

2. La THG

Au cours des dernières années, un nouveau stéroïde anabolisant, la tétrahydrogestrinone ou THG, a ébranlé le monde du sport. Cette substance synthétique, altérée chimiquement, a été développée par le laboratoire Balco à San Francisco. Elle était jusqu’à récemment indécelable. Elle a été détectée dans l’urine de plusieurs athlètes de haute compétition (Dwain Chambers, Chrystie Gaines, Regina Jacobs, Kevin Thot) et identifiée par le laboratoire analytique olympique de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). La chasse à cette nouvelle substance dopante a été lancée au niveau mondial par le Comité international olympique (CIO) dès 2003.

La présence de THG dans le corps humain peut durer environ deux mois si elle a été administrée par voie intramusculaire mais moins d’une semaine si elle a été prise par voie orale.

3. Les stimulants

Les amphétamines, la cocaïne, la caféine, l’éphédrine et les produits dérivés sont les plus utilisés. Ils sont administrés par voie orale, rectale, nasale ou injectable.

Les stimulants sont consommés pour accroître l’attention et la concentration, pour améliorer les temps de réaction, ainsi que pour réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l’agressivité et font perdre du poids.

Ces produits agissent sur le système cardiovasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner la tachycardie (accélération du rythme cardiaque), des arythmies cardiaques, l’hypertension, la déshydratation, des maux de tête, des vertiges, des tremblements et des troubles nerveux (anxiété, irritabilité, agressivité, insomnie, convulsions, psychose).

Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l’usage de ces substances peut provoquer des états de faiblesse pouvant aller jusqu’à l’épuisement, voire jusqu’à la mort.

4. Les agonistes bêta-2

Ces produits stimulent les récepteurs bêta-2 de l’adrénaline. Les plus connus sont le salbutamol (Ventolin®), la terbutaline (Bricanyl®), le fénotérol (Berotec®), le salmétérol (Serevent®) et le formotérol (Foradil®). Ils sont utilisés en médecine pour dilater les bronches chez les asthmatiques.

Les spécialistes de sports d’endurance qui se dopent aux agonistes bêta-2 recherchent l’amélioration de la fonction respiratoire, l’augmentation de la capacité d’effort et de résistance, la diminution du temps de récupération et la stimulation de la volonté.

Pourtant, ces substances ne sont pas sans dangers. À la longue, les agonistes bêta-2 entraînent des tremblements, des maux de têtes et des risques d’arrêt cardiaque.

5. L’EPO

L’érythropoïétine ou EPO est une hormone produite par les reins qui stimule la production des érythrocytes, c’est-à-dire des globules rouges du sang.

Employée en médecine pour traiter l’insuffisance rénale ou certains types d’anémies, elle est utilisée par les sportifs qui trichent pour augmenter la capacité de transporter l’oxygène jusqu’aux muscles et donc favoriser l’endurance et la performance. Elle doit être prise avec du fer.

L’EPO n’est pas sans danger : son usage abusif ou inapproprié peut conduire au syndrome grippal (fièvre, fatigue intense, frissons, douleurs dans les muscles et les articulations, etc.), aux accidents cardiaques, aux embolies, au diabète et à la cirrhose.

6. L’hormone de croissance

L’hormone de croissance ou somatotropine (en anglais, hGH) est recherchée par les athlètes qui trichent pour deux raisons principales :

  • une augmentation de la masse musculaire
  • une augmentation de l’endurance physique par l’aptitude à résister à la fatigue

Elle peut être administrée par voie orale ou injectable.

Les principaux effets indésirables de l’hormone de croissance sont la croissance des os longs (pieds qui grandissent, déformations), l’allongement des maxillaires (déchaussement des dents), l’arthrose, la perturbation de la fonction thyroïdienne, les troubles cardiovasculaires (maladies du coeur, hypertension, accidents cérébrovasculaires), les troubles nerveux (irritabilité, sautes d’humeur, dépression, psychose) et les risques de diabète et de cancers.

7. Les glucocorticoïdes

Les glucocorticoïdes sont des hormones stéroïdiennes dont les plus connues sont le cortisol (encore appelée hydrocortisone) et la cortisone.

Ces produits qui soulagent la fatigue ont une action psychostimulante et anti-inflammatoire. Ils augmentent la tolérance à la douleur et permettent de poursuivre un effort qui serait insupportable dans des conditions normales.

L’usage prolongé des glucocorticoïdes peut entraîner les effets secondaires suivants :

  • une fragilité des tendons et des déchirures musculaires
  • un retard de la cicatrisation des plaies
  • une rétention du sodium et d’eau pouvant entraîner des oedèmes et une prise de poids
  • des dépôts de graisse au niveau du cou et du visage
  • une hyperglycémie (augmentation du taux de sucre dans le sang) qui augmente le risque de diabète
  • une augmentation de la sécrétion d’acide par l’estomac qui augmente le risque d’ulcère
  • des infections locales et générales

Les symptômes de l’abus des glucocorticoïdes vont de la simple fatigue chronique avec une chute des performances, à une défaillance cardiovasculaire pouvant conduire au décès.

Les glucocorticoïdes peuvent entraîner une dépendance physique.

8. Les narcotiques

Les narcotiques, encore appelés analgésiques opiacés, sont des produits qui assoupissent et engourdissent la sensibilité. Ils comprennent une vingtaine de produits dont le chef de file est la morphine.

Les narcotiques sont utilisés pour supprimer ou atténuer la sensibilité à la douleur et provoquer une euphorie.

Ils entraînent des effets nocifs : diminution de l’attention et de la concentration, troubles de coordination, constipation, risques de dépression respiratoire, dépendance physique et psychologique.

9. Les diurétiques

Les diurétiques sont employés dans le milieu sportif pour éliminer les liquides de l’organisme (ils suppriment notamment la rétention d’eau causée par le dopage aux glucocorticoïdes), perdre rapidement du poids et pour échapper aux contrôles antidopage (produits masquants) en supprimant les traces de substances dopantes. Pour cette dernière utilisation, des urines trop diluées peuvent empêcher la détection des substances interdites.

Les principaux risques liés aux diurétiques sont la déshydratation, les déséquilibres minéraux, l’affaiblissement musculaire, les arythmies cardiaques et l’hypotension.

10. L’autotransfusion

L’autotransfusion consiste à prélever du sang à un athlète pour le lui réinjecter par la suite : pendant l’entraînement, environ un litre de sang est prélevé ; celui-ci est alors conservé selon un protocole rigoureux ; dans la semaine qui précède la compétition (un à sept jours auparavant), le sang est retransfusé.

En fournissant plus de globules rouges, cette technique augmente la capacité de transport d’oxygène aux muscles, ce qui améliore l’endurance musculaire et les performances de l’athlète. Les effets peuvent se prolonger pendant deux semaines.

Les principaux risques associés à l’autotransfusion sont une réaction de destruction des globules rouges, les réactions allergiques, la transmission d’infections bactériennes ou virales et l’augmentation de la viscosité du sang qui peut entraîner des problèmes cardiovasculaires.

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